Développement web · 4 min de lecture
Document de cahier des charges avec liste de fonctionnalités cochées et maquette de site web

Le cahier des charges d’un site web ou d’une application est le document qui décrit ce que vous voulez obtenir : vos objectifs, vos utilisateurs, les fonctionnalités attendues, les contraintes techniques, le budget et le planning. Il sert à obtenir des devis comparables, à cadrer le travail de l’agence et à vérifier, à la livraison, que le résultat correspond à la commande.

En bref

  • Un cahier des charges décrit le « quoi » et le « pourquoi » ; l’agence propose le « comment ».
  • Le plan type tient en 10 rubriques, du contexte de l’entreprise aux modalités de recette.
  • Priorisez les fonctionnalités (méthode MoSCoW) pour maîtriser budget et délais.
  • Intégrez dès le départ le SEO, la performance, la sécurité, l’accessibilité et le multilingue.

Pourquoi un cahier des charges est indispensable

Sans cahier des charges, chaque prestataire interprète votre besoin à sa façon : les devis ne sont pas comparables, les oublis se transforment en avenants et la réception du projet devient source de tensions. Un document clair permet au contraire de :

  • comparer les offres sur une base identique ;
  • maîtriser le budget en distinguant l’essentiel du secondaire ;
  • sécuriser la relation grâce à une référence contractuelle partagée ;
  • réussir la recette, en vérifiant point par point ce qui a été livré.

Cahier des charges fonctionnel ou technique ?

Cahier des charges fonctionnelSpécifications techniques
Rédigé parLe client, éventuellement avec une AMOALe prestataire retenu
ContenuBesoins, utilisateurs, fonctionnalités, contraintesArchitecture, technologies, modèles de données, API
MomentAvant la consultationAprès le choix du prestataire
ObjectifExprimer le besoinDécrire la solution

Le plan type en 10 rubriques

  1. Contexte : présentation de l’entreprise, de son marché et de l’existant (site actuel, outils, statistiques).
  2. Objectifs : ce que le projet doit produire, avec des indicateurs mesurables (demandes de devis, ventes en ligne, temps de traitement).
  3. Cibles : profils des utilisateurs, leurs besoins, leurs appareils et leurs langues.
  4. Périmètre : ce qui est inclus et, tout aussi important, ce qui ne l’est pas.
  5. Arborescence et contenus : liste des pages ou des écrans, et qui fournit textes, photos et vidéos.
  6. Fonctionnalités : décrites sous forme de parcours ou de récits utilisateur (« en tant que client, je veux suivre ma commande »).
  7. Design : charte graphique, références appréciées, exigences d’ergonomie et d’accessibilité.
  8. Contraintes techniques : hébergement, intégrations (ERP, CRM, paiement en ligne), sécurité, performance, multilingue, compatibilité navigateurs et mobiles.
  9. SEO, GEO et mesure d’audience : migration des URL, balisage, données structurées, outils d’analyse et objectifs de visibilité.
  10. Organisation : planning, budget, livrables, modalités de recette, garantie, maintenance, formation et propriété du code.

Prioriser avec la méthode MoSCoW

Classer chaque fonctionnalité dans l’une des quatre catégories suivantes évite de tout vouloir dès la première version :

PrioritéSignificationExemple pour un site e-commerce
Must haveIndispensable au lancementCatalogue, panier, paiement en ligne
Should haveImportant, mais contournableSuivi de commande en temps réel
Could haveAppréciable si le budget le permetListe de souhaits
Won’t have (now)Reporté à une version ultérieureProgramme de fidélité

Les 7 erreurs les plus fréquentes

  1. Décrire des solutions techniques au lieu d’exprimer des besoins.
  2. Oublier les utilisateurs internes : back-office, droits d’accès, exports.
  3. Ne pas préciser qui produit les contenus, ni dans quels délais.
  4. Laisser de côté le SEO et la reprise des anciennes URL lors d’une refonte.
  5. Ignorer la maintenance, l’hébergement et la sécurité après la mise en ligne.
  6. Ne fixer aucun critère de recette objectif.
  7. Rédiger un document si long que personne ne le lit : la clarté prime sur le volume.

Appels d’offres publics et AMOA

Pour les organismes publics et les grandes entreprises, le cahier des charges s’inscrit souvent dans une procédure d’appel d’offres, en Tunisie via la plateforme d’achats publics en ligne TUNEPS. Le document doit alors être particulièrement précis : critères d’évaluation, exigences techniques minimales, livrables et pénalités. Une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA) aide à formaliser le besoin, à analyser les offres puis à piloter le projet, comme nous l’avons fait pour Tunisair Handling.

FAQ

Qui doit rédiger le cahier des charges ?

Le client, car c’est lui qui connaît son métier et ses objectifs. Lorsqu’il manque de temps ou d’expertise technique, il peut se faire accompagner par une AMOA ou par l’agence elle-même lors d’une phase de cadrage rémunérée.

Quelle doit être la longueur d’un cahier des charges ?

Il n’y a pas de longueur idéale. Une dizaine de pages suffit pour un site vitrine ; une plateforme métier peut en demander beaucoup plus. L’important est que chaque fonctionnalité soit compréhensible et vérifiable.

Le cahier des charges peut-il évoluer pendant le projet ?

Oui, surtout avec une méthode agile. Les évolutions doivent toutefois être tracées et validées, avec leur impact sur le budget et le planning, pour éviter la dérive du périmètre.

Faut-il joindre des maquettes ?

Ce n’est pas obligatoire, mais quelques croquis, des captures de sites de référence ou un parcours utilisateur dessiné facilitent énormément la compréhension du besoin.

Être accompagné par Uteek

Uteek rédige des cahiers des charges, accompagne les maîtres d’ouvrage en AMOA et réalise des sites et plateformes web sur mesure. Vous avez un projet à cadrer ? Envoyez-nous votre brief : nous vous aidons à le transformer en cahier des charges clair et exploitable.